L'actualité culturelle suisse


Les Suisses ne sont pas prêts à éteindre leur télévision publique (mer., 21 févr. 2018 05:00:00 GMT)
Près de deux tiers des citoyens helvétiques s’apprêtent à dire «non» à l’initiative «No Billag», qui veut supprimer tout financement public de l’audio-visuel en Suisse. C’est ce que montre un sondage réalisé à un peu plus de deux semaines d’une votation qui déchaîne les passions. Le vent semble avoir définitivement tourné en défaveur de l’initiative «No Billag». Alors que les sondages parus à la fin de l’année dernière donnaient encore le «oui» en tête, le «non» ne cesse de gagner en importance depuis le début du mois de janvier. Réalisé pour le compte de la Société suisse de radiodiffusion et télévision (SSR) – dont fait partie swissinfo.ch – le dernier sondage de l’institut gfs.bern indique que l’initiative «No Billag» serait refusée par 65% des personnes interrogées, et acceptée par 33%. Le «non» a progressé de 5 points depuis le précédent sondage réalisé par le même institut il y a près d’un mois. A moins de deux semaines du scrutin, la part des indécis est ...
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Quand pâtisserie et art vont de pair (mar., 20 févr. 2018 16:29:00 GMT)
Carla Schucani et sa pâtisserie, c’est une vraie institution à Pérouse. La Grisonne d’origine s’est aussi fait un nom avec la peinture. Rencontre avec une femme de caractère qui, à 85 ans, a su conserver son âme d’enfant.  «Je vous recommande de ne pas en faire tout un plat dans votre article.» Une phrase inattendue de la part de quelqu’un qui a consacré sa vie à adoucir et ravir les palais du centre de l’Italie et même de toute l’Europe. A Pérouse, Carla Schucani, que tout le monde appelle «Signorina», est une sorte de monument.  Peintre, pâtissière, bijoutière, illustratrice, cette femme franche et indépendante a plus d’une corde à son arc. A seulement 19 ans, sa première exposition est présentée à Rome. Ses œuvres voyagent ensuite à Zurich, Bâle, Trévise, Pérouse ou encore à Coire.  Ses créations de pâtisseries par dizaines sont inoubliables. Même des présidents de la République comme Carlo Azeglio Ciampi et Giovanni Leone ont réclamé ses œuvres. Tous les habitants de ...
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Sauver le romanche là où on le parle encore (mar., 20 févr. 2018 15:38:00 GMT)
80 ans se sont écoulés depuis que la population suisse a reconnu le romanche comme quatrième langue nationale. Aujourd’hui comme hier, cette langue est très appréciée – mais risque toujours de disparaître. L’organisation qui se bat pour elle demande de l’aide au gouvernement.   Le romanche est la langue la plus ancienne encore parlée en Suisse. Issue d’un mélange entre le latin populaire et des idiomes locaux des Grisons, cette langue est aujourd’hui menacée, selon l’UNESCO. Bien qu’elle jouisse d’une certaine popularité, seulement 0,5% de la population la parle encore.  Il y a 80 ans, la menace venait de l’extérieur, plus spécialement de l’Italie fasciste qui estimait que le Tessin et les Grisons devaient appartenir à l’Italie et que le romanche n’était rien d’autre qu’un dialecte lombard.  C’est donc aussi en raison des visées expansionnistes de puissances étrangères (Italie et Allemagne) que tant de Suisses votèrent en faveur d’une reconnaissance du romanche comme quatrième ...
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Doris Hofer: Une star d’Instagram grâce à ses conseils (dim., 18 févr. 2018 10:00:00 GMT)
Le fitness a été le meilleur investissement de sa vie, dit Doris Hofer. Cette Suissesse de l’étranger, âgée de 42 ans, s’est réinventée après son divorce. En Turquie, grâce à ses conseils en matière de fitness et d’alimentation saine, elle est devenue une experte très demandée – en particulier aussi grâce à Instagram.  swissinfo.ch: Pourquoi avez-vous quitté la Suisse? Doris Hofer: J’ai quitté la Suisse en 2004 par amour. J’ai été pendant presque dix ans en couple avec mon ex-mari turc. Nous avons deux enfants, Zoe et Noah. swissinfo.ch: Etait-ce un voyage sans retour ou pensez-vous rentrer un jour en Suisse?  D. H. : J’aimerais de plus en plus revenir en Suisse et travailler avec des entreprises suisses. Mais nous ne rentrerons pas, car nous avons une famille recomposée. Le père de mes enfants vit ici et je n’aimerais pas qu’ils doivent grandir sans le voir.  swissinfo.ch: Quel genre de travail faites-vous? Comment cela se passe-t-il?  D.H. : Je me suis mise à mon compte ...
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Au sommet du Tessin, au fond du classement (sam., 17 févr. 2018 10:00:00 GMT)
Les villages d’Ambrì et Piotta se trouvent dans la vallée de la Haute Léventine, dans le nord du Tessin, culminant à 1000 mètres d’altitude au pied du Saint-Gothard. C’est là que bat le cœur du hockey sur glace en Suisse.   En venant du nord, alors quel le col du Saint-Gothard commence à disparaître, en descendant d’Airolo, on aperçoit les deux villages sur le flanc droit de la vallée. Un remarquable édifice au toit vouté domine tous les autres bâtiments de la commune d’Ambrì: la «Pista la Valascia». C’est le stade de hockey sur glace du HC Ambrì-Piotta (HCAP), qui peut accueillir quasiment 7000 spectateurs.  Le nombre de places pour les supporters est significativement plus élevé que celui des habitants des deux hameaux mais aussi de toute la commune de Quinto, dont ils font partie. Et ceci pour une raison simple: le HCAP est soutenu dans toute la Suisse et même à l’étranger. Il existe 17 fan-clubs, répartis dans tout le pays mais aussi en Italie.  Quand un derby est disputé ...
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Jérôme Meizoz: «Mes sujets sont proches du monde actuel » (jeu., 15 févr. 2018 09:56:00 GMT)
Attribués par L’Office fédéral de la culture (OFC), les Prix suisses de littérature 2018 seront remis à Berne le 15 février, en présence du chancelier de la Confédération Walter Thurnherr.  Parmi les lauréats, le romancier et essayiste valaisan Jérôme Meizoz. Rencontre. Son regard est franc et son sourire également. Jérôme Meizoz n’a rien d’un faiseur. Et ce n’est pas un Prix suisse de littérature qui va lui donner l’occasion de plastronner, même si ce Prix représente à ses yeux une consécration. «C’est une très belle reconnaissance de mon travail d’écrivain sur la durée, mais je suis conscient qu’elle revêt une valeur symbolique, bien plus que commerciale», confie Jérôme Meizoz Ses oeuvres Né en 1967 à Vernayaz (Valais). Ecrivain et professeur de littérature française à l’Université de Lausanne. Il a enseigné à l’Université de Zurich, de Genève, de Metz et à l’Ecole Normale Supérieure de Paris. Il participe à diverses revues littéraires en Suisse (Ecriture, Revue de Belles ...
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swissinfo.ch, mine d’archives… radiophoniques (mar., 13 févr. 2018 15:00:00 GMT)
Chaque 13 février marque la Journée mondiale de la radio. Placée sous l’égide de l’UNESCO, celle-ci célèbre le pouvoir de la radio et rappelle qu’elle reste «le média le plus dynamique, réactif et engageant qui soit». Pour swissinfo.ch, c’est aussi l’occasion de se souvenir de ses origines.  Avant d’être un média en ligne, swissinfo.ch a d’abord été actif sur les ondes sous le nom de Radio Suisse Internationale. Cette histoire radiophonique avait commencé en 1935 pour se terminer en 2004. De cette longue et riche histoire, swissinfo.ch conserve bien des souvenirs. Certaines de ses archives sonores peuvent même être qualifiés d'historiques, comme cette allocution du général Henri Guisan, en 1940. Les archives de swissinfo.ch ne sont pas uniquement constituées de sons, mais également de photos.
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C.F. Ramuz est en ligne (mar., 13 févr. 2018 10:15:00 GMT)
Grâce à l’engagement patient et enthousiaste d’une équipe de bénévoles, l’œuvre complète du plus universel des écrivains vaudois est accessible gratuitement en ligne, que ce soit sur un PC, une tablette ou un téléphone.  A consommer sans modération sur le site de la BNR, Bibliothèque numérique romande, qui outre ceux de Ramuz, propose déjà plus de 600 titres.
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Quand les attitudes deviennent photographie (lun., 12 févr. 2018 14:30:00 GMT)
Balthasar Burkhard était au bon endroit au bon moment. Dans les années 1960, Berne avait sa contre-culture, une scène animée qui attirait des artistes et des idées radicales. L’effervescence culmina en 1969 avec l'exposition devenue mythique «When attitudes become form» à la Kunsthalle de Berne. C'est aussi une étape majeure de la carrière de Balthasar Burkhard, longue de cinq décennies, à laquelle le Fotomuseum Winterthur consacre une grande rétrospective (jusqu'au 21.05.2018). Après avoir appris le métier avec Kurt Blum, l'un des photographes suisses les plus importants du milieu du XXe siècle, Balthasar Burkhard commença à fréquenter la bohème bernoise. Bientôt, il fait partie de l'entourage du célèbre conservateur Harald Szeemann, qui dirigea la Kunsthalle de Berne de 1961 à 1969. Au cours de ces années, Harald Szeemann a capturé l’esprit du temps marqué par la contestation radicale de la politique, de la société et de l’art. Un regard également que portait aussi Balthasar ...
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La saga de deux œuvres spoliées par les Nazis (mar., 6 févr. 2018 14:25:00 GMT)
Des œuvres volées par les Nazis exposées au Musée d’histoire et d’ethnographie de Saint-Gall seront remises à leurs vrais propriétaires à la fin de ce mois, puis vendu aux enchères chez Sotheby's à Londres. (SRF / swissinfo.ch) Les deux voiliers miniatures en argent et plaqué or du 17ème siècle qui ont été extorqués aux héritiers d’Emma Budge, une collectionneuse d’art allemande de confession juive, ont été fabriqués en 1630 par l'artisan allemand Georg Müller de Nuremberg. Ils ont été évalués à plus d'un million de francs. Le musée ne pouvait pas se permettre de les acheter. Ces deux pièces font partie des 140 objets donnés au musée en 1967 par l'entrepreneur Giovanni Züst, qui avait commencé sa collection d'argenterie dans l'entre-deux-guerres. Emma Budge possédait une collection de 2000 œuvres d'art comprenant des meubles, des textiles, des sculptures, des orfèvreries, des peintures, de la porcelaine et de la faïence. Quand elle est morte en 1937, les nazis ont forcé ses ...
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«Gagner de l’argent n’était pas le but premier de l’ATS» (lun., 5 févr. 2018 15:04:00 GMT)
La grève qui a frappé la semaine dernière l’agence de presse nationale ATS à la suite de l’annonce de la suppression de plusieurs dizaines de postes de travail est un signe de plus que le financement du journalisme de qualité est en crise. Plutôt que de laisser l’ATS à des privés, il faudrait la transformer en coopérative ou en fondation, estime un spécialiste suisse des médias. La Suisse est l’une des rares démocraties occidentales dans laquelle les médias ne reçoivent pas de soutien direct de l’Etat. Ici, il se borne à fournir une aide financière indirecte en accordant un rabais aux éditeurs pour la distribution des journaux par voie postale. Mais la baisse des abonnements et des recettes publicitaires met en péril la qualité des médias privés, estime Manuel Puppis*, professeur de systèmes et structures médiatiques à l’Université de Fribourg. swissinfo.ch: En Suisse, les grèves sont rares parce que le partenariat social – c’est-à-dire la négociation orientée vers la ...
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Un graffeur suisse poursuit General Motors pour violation du droit d’auteur (lun., 5 févr. 2018 10:05:00 GMT)
Adrian Falkner, qui travaille sous le pseudonyme SMASH 137, poursuit le constructeur automobile américain General Motors (GM) pour avoir utilisé une de ses œuvres à des fins publicitaires sans son consentement. Il réclame une compensation financière. Dans une plainte déposée le 22 janvier devant un tribunal de district californien, Adrian Falkner affirme que GM a utilisé son œuvre murale comme point central d’une campagne publicitaire nommée «The Art of the Drive» (L’art de la conduite), dans le but d’attirer des clients qui recherchent «un lien avec l’esprit urbain décontracté». C’est ce qu’affirme un article en ligne d’Automotive News, un magazine américain destiné aux professionnels du secteur de l’automobile. «Il est évident que la peinture murale est la pièce maîtresse de la campagne – en ce sens qu’elle est le seul élément créatif qui habille la voiture», peut-on lire dans la plainte. Celle-ci décrit par ailleurs «Adrian Falkner comme un artiste contemporain [qui] a exposé ...
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Emanuel Wenk: Un grand coeur pour les animaux (dim., 4 févr. 2018 10:00:00 GMT)
Un burn-out lui a permis de découvrir sa vraie vocation. Emanuel Wenk, 42 ans, a travaillé durant des années dans le milieu de la gastronomie autrichienne. Il y a sept ans, il en a eu assez. Il gère maintenant un refuge en Autriche qui offre aux chevaux une retraite digne et permet aux enfants d'avoir des contacts avec les animaux. swissinfo.ch: Pourquoi avez-vous quitté la Suisse? Emanuel Wenk: Je suis parti en 2001, parce que j'ai eu un enfant avec une Autrichienne qui travaillait en Suisse comme saisonnière. J'ai donc suivi mon fils, pour réclamer un droit de visite et accomplir mon devoir de père. Les vues exprimées dans cet article, en particulier sur le pays hôte et sa politique, sont exclusivement celles de la personne interviewée et ne correspondent pas obligatoirement à celles de swissinfo.ch. swissinfo.ch: Était-ce un voyage sans retour, ou aviez-vous l'intention de revenir une fois en Suisse? E.W.: Le projet n'était pas limité dans le temps, le seul but était ...
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Le marchepied pour une carrière dans le ballet (jeu., 1 févr. 2018 15:53:00 GMT)
La 46e édition du Prix de Lausanne – Concours international pour jeunes danseurs a démarré lundi. Pendant une semaine, 74 candidates et candidats de 16 pays vont donner leur meilleur jusqu’aux finales. Pas de participants suisses cette année, mais deux candidats basés en Suisse, un Japonais et un Belge, tous deux de l’Ecole de ballet du Théâtre de Bâle. La compétition est toujours marquée par une forte présence asiatique, avec cette année 19 Sud-Coréens, 10 Chinois et 9 Japonais. En Asie, les voies pour devenir danseur de ballet professionnel ne sont pas nombreuses. Les jeunes danseurs de la région viennent donc volontiers à Lausanne, où la compétition peut leur offrir une chance d’étudier à l’étranger, dans une prestigieuse école ou avec une compagnie de ballet européenne. «Le Prix est une question de potentiel. Le potentiel, ce n’est pas seulement où vous allez finir ou ce que vous allez faire, mais c’est aussi ce que vous faites avec tout ce pour quoi vous avez été préparé», ...
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Un Grammy Award pour une violoniste suisse (lun., 29 janv. 2018 13:36:00 GMT)
La violoniste bernoise d'origine moldave Patricia Kopatchinskaja a remporté dimanche soir un Grammy Award. Elle a été récompensée pour son album «Death and the Maiden» enregistré avec l'orchestre de chambre de Saint Paul, aux Etats-Unis. La musicienne a été primée dans la catégorie réservée à la musique de chambre et aux performances de petits ensembles. L'attribution de cette récompense a été annoncée sur le site internet des Grammys quelques heures avant le début du gala à New York. Patricia Kopatchinskaja, née en 1977 en Moldavie et venue à Berne à 21 ans, avait déjà gagné le Grand prix suisse de musique en septembre dernier. Quatrième Grammy pour la Suisse L’harmoniciste genevois Grégoire Maret est en revanche reparti bredouille de la cérémonie new-yorkaise. Il prétendait à un prix en tant que soliste invité du musicien de jazz américain Chuck Owen et de la formation «The Jazz Surge» dans quatre catégories annexes. Jusqu'ici, la Suisse avait remporté trois prix, avec ...
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Patricia Kopatchinskaja, «artiste étoile» (lun., 29 janv. 2018 12:02:00 GMT)
Patricia Kopatchinskaja au Festival d'été de Lucerne, où elle bénéficiait du statut d'«artiste étoile». (YouTube/swissinfo.ch)
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Le Suisse Cosey à l’honneur au Festival d’Angoulême (jeu., 25 janv. 2018 09:47:00 GMT)
Le festival international de la bande dessinée d'Angoulême, dans le sud-ouest de la France, a ouvert ses portes. Cette 45e édition est présidée par le dessinateur suisse Cosey. Son travail est au cœur d’une rétrospective.  Créé en 1973, le Festival d’Angoulême est le principal festival de BD d’Europe. Lauréat du Grand Prix l'an dernier, le dessinateur vaudois Cosey préside la manifestation, qui ouvre jeudi et dure jusqu'à dimanche.  Cosey, de son vrai nom Bernard Cosendai, aime donner vie à des personnages sillonnant la planète, à la recherche d'eux-mêmes. A l'image de son célèbre héros Jonathan qu'il a créé dans les années 70. Autre Suisse présent à Angoulême, Le Genevois Zep viendra y fêter les 25 ans de Titeuf, le garnement le plus attachant de la BD.
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«Je ne vois plus le handicap, je vois des enfants avec d’autres qualités» (jeu., 25 janv. 2018 09:31:00 GMT)
Là où les regards se détournent, Fernand Melgar braque sa caméra. Son nouveau film, «A l’école des philosophes», ouvre ce jeudi les Journées de Soleure, en racontant les premiers pas de cinq enfants dans une école spécialisée. Le réalisateur suisse questionne la place du handicap et de la différence dans notre société. Entretien. Jour de rentrée à l'école de la rue des Philosophes à Yverdon, dans le canton de Vaud. Devant la caméra de Fernand Melgar, les destins de deux petits garçons et trois petites filles en situation de handicap se croisent, s’entremêlent. Louis et Léon sont atteints d’une forme d’autisme, Albiana d’un type de trisomie. Kenza est polyhandicapée, et Chloé a une maladie héréditaire. Entourés par des professionnels, les enfants doivent surmonter leurs difficultés pour «apprendre leur métier d’écolier», comme le dit Adeline, l’enseignante. Petit à petit, cris, pleurs et agitation laissent place aux sourires, aux regards espiègles, aux éclats de rire et aux gestes ...
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Le photographe volant (mar., 23 janv. 2018 12:58:00 GMT)
Le Suisse Vincent Laforet est un des photographes les plus connus au monde. Désormais, il s’est spécialisé dans les vues aériennes nocturnes des grandes métropoles de la planète. En hélicoptère, pas de place pour le vertige ni pour la peur. Une main ferme pour tenir la poignée de la porte, l’autre tout aussi ferme pour l’appareil photo, c’est en général d’une altitude de 3000 mètres qu’il réalise ses clichés. C’est surtout sa couverture de l’après 11 septembre pour le New York Times qui l’a rendu célèbre. Elle lui a d’ailleurs valu le Prix Pulitzer du photoreportage. Plus tard, il s’est fait un nom également comme réalisateur de films et comme star du spot publicitaire. Ses projets récents «Air» et «City Lights» ont fait l’objet de deux grands livres illustrés édités par National Geographic. Claudio Moschin a rencontré Vincent Laforet dans son studio à Redondo Beach, à Los Angeles.  De l’Oberland aux States Vincent Laforet est né en 1975 à Saanen, dans les Alpes bernoises. Sa ...
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Georg Baselitz à l’honneur à Bâle (lun., 22 janv. 2018 12:33:00 GMT)
Le peintre allemand Georg Baselitz a 80 ans. Pour célébrer cet anniversaire, la Fondation Beyeler de Bâle lui consacre une vaste exposition jusqu’au 29 avril. Sa conception a été réalisée en étroite collaboration avec l’artiste. Cette exposition est pensée comme une rétrospective de sa longue carrière. Elle rassemble plusieurs centaines des peintures et sculptures qu’il a créées au cours des 60 dernières années. «Baselitz est l’un des rares artistes contemporains profondément enraciné dans l’histoire de la peinture européenne et américaine. Il est considéré comme l’inventeur d’un langage iconographique figuratif qui s’appuie sur un riche répertoire d’éléments stylistiques», écrit la Fondation Beyeler. Cette exposition est organisée en collaboration avec le Hirshhorn Museum and Sculpture Garden de Washington, D. C., où elle y sera ensuite montrée sous une autre forme. Parallèlement à l’exposition de la Fondation Beyeler, le Kunstmuseum Basel exposera des œuvres sur papier de ...
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Eva Witschi: tout est tellement plus dynamique à Londres (dim., 21 janv. 2018 10:00:00 GMT)
Avant de rentrer un jour en Suisse où elle aimerait élever ses futurs enfants, Eva Witschi, 25 ans, veut «s’amuser un peu dans le monde». Depuis 2016, elle vit avec son partenaire en Angleterre où elle ne craint pas pour sa carrière dans la pub, malgré le Brexit. swissinfo.ch: Pourquoi avez-vous quitté la Suisse? Eva Witschi: Je suis partie en 2016 avec mon partenaire de longue date. Cela faisait longtemps que nous rêvions de vivre un moment à l’étranger et comme nous voulions un pays anglophone, la Grande Bretagne était le plus proche. Nous avons vécu un an à Birmingham, et en septembre 2017, nous avons déménagé à Londres. Les vues exprimées dans cet article, en particulier sur le pays hôte et sa politique, sont exclusivement celles de la personne interviewée et ne correspondent pas obligatoirement à celles de swissinfo.ch. Je n’exclus pas de rentrer en Suisse dans quelques années, mais je veux d’abord profiter encore un peu de la vie dans le grand monde. En Suisse, je me ...
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La dame en noir s’en est allée (jeu., 18 janv. 2018 12:46:00 GMT)
C’est un des rares noms de la mode suisse connu à l'étranger. Christa de Carouge, Christa Furrer de son vrai nom, est décédée d'une maladie courte et subite à l'âge de 81 ans, alors qu'elle était encore en pleine activité artistique.   Son style immédiatement reconnaissable était radical: des habits aux lignes géométriques, d'abord noirs uniquement, puis quelques couleurs primaires, unies, en coton et dans des soies japonaises. La ligne est minimaliste, ample et sobre inspirée par le Bauhaus et sa première formation de graphiste. Elle portait aussi de grosses lunettes noires et des coupes de cheveux incroyables, très courtes. Née en 1936, Christa est la fille d'un chef cuisinier du Baur au Lac, le palace de Zurich, et d'une couturière. Elle s'ennuie en Suisse allemande et débarque à Genève où elle travaillera avec son mari, propriétaire de la boutique Monsieur Rudi. Dans les années 1960, leur enseigne permet aux Genevoises de porter leurs premières mini-jupes, ou des manteaux ...
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Pourquoi les Suisses sont-ils experts dans la prévision des avalanches? (mer., 17 janv. 2018 10:05:00 GMT)
En Suisse, l’observation et la prévision des avalanches remonte à plusieurs siècles. Cette tradition vivante est candidate au statut de patrimoine culturel immatériel attribué par l'Unesco. Reportage à Davos, où fut fondé en 1936 le premier institut au monde pour l'étude de la neige et des avalanches. «Qu'arrive-t-il à la neige fraîche quand elle touche le sol ?» demande Gian Darms, prévisionniste d'avalanches à l'Institut de recherche sur la neige et les avalanches (SLF) à Davos. De la neige jusqu’aux genoux, les autres membres du groupe gardent le silence, alors que le ronflement des télésièges se fait entendre au loin. «Les bras des cristaux se brisent», répond finalement un participant. «Bravo», dit Gian Darms. Le groupe d'hommes en tenue de ski se trouve dans un champ de neige juste en dessous du sommet du Weissfluhjoch de 2692 mètres au sud-est de la Suisse (webcam). Entre les questions sur la neige et les conditions météorologiques, ils recueillent et notent tour à tour ...
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La fin de la redevance radio-TV profiterait surtout aux chaînes étrangères (lun., 15 janv. 2018 07:41:00 GMT)
En cas d'acceptation le 4 mars prochain de l’initiative «No Billag», qui demande une suppression de la redevance pour la radio et la télévision, ce sont surtout les chaînes de télévision étrangères qui bénéficieraient de la disparition annoncée de la Société suisse de radiodiffusion (SSR). C’est ce que montre une enquête réalisée par l’émission Mise au Point de la RTS. 
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La Grande Dépression selon Annemarie Schwarzenbach (sam., 13 janv. 2018 10:00:00 GMT)
Entre 1936 et 1938, la photographe suisse Annemarie Schwarzenbach s’est rendue plusieurs fois aux Etats-Unis. swissinfo.ch présente une sélection de ses photographies qui documente la Grande Dépression. Dans les années 1930, Annemarie Schwarzenbach parcourt les villes et les campagnes américaines pour se rapprocher des gens et de leurs histoires. Il en est ressorti un corpus d'écrits et d'images socialement critiques. En 1936, elle suit la réélection de Franklin Roosevelt à New York et l'année suivante, elle voyage avec la journaliste et photographe américaine Barbara Hamilton-Wright dans les États du Sud. Elles ont utilisé des caméras Rolleiflex pour capturer les prisons, les plantations de coton, les usines et la population active. «La vision d'une vie meilleure, soit le rêve américain, est assombri par l'ombre des routes qui mènent au sud», écrit Schwarzenbach dans "On the dark side of Knoxville". A l'occasion du 75e anniversaire de la mort de Annemarie Schwarzenbach, le 15 ...
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Initiative No Billag: quels buts et quelles répercussions possibles? (ven., 12 janv. 2018 10:15:00 GMT)
Le 4 mars, le peuple est appelé à se prononcer sur une initiative demandant la suppression de la redevance pour la radio et la télévision. Pour ses promoteurs, le marché des médias deviendrait ainsi plus libre et compétitif, ce qui profiterait au public. Le gouvernement et le Parlement préconisent le rejet de l'initiative: elle nuirait, entre autres, à la qualité et à la pluralité des médias, qui sont essentielles dans un pays de démocratie directe. Promue par les sections de jeunes du Parti libéral-radical (PLR / droite) et de l'Union démocratique du centre (UDC / droite conservatrice), l'initiative «No Billag» propose de supprimer à court terme la redevance nationale de radio et de télévision perçue par la société Billag sur mandat de la Confédération. Ce qui est en jeu, ce n'est pas l'avenir de cette société, dont le mandat expire de toute façon à la fin 2018, mais l'existence et le rôle politique, social et culturel du service public de radio et de télévision, dont l'offre ...
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Kurt Sieber, 57 ans de vie au Japon - les réflexions d'un retraité (lun., 8 janv. 2018 12:27:00 GMT)
Installé au Japon depuis 1960, le Suisse Kurt E. Sieber y a dirigé des entreprises suisses et autrichiennes. Il avait 73 ans en 2011 quand il a pris sa retraite, mais il n’est pas rentré en Suisse. Comment voit-il le pays où il vit depuis si longtemps? Quels sentiments éprouve-t-il à son égard? Et à quels défis la société japonaise doit-elle faire face? «Ma vision du Japon a fortement évolué au cours des 57 années que j’ai passées ici à Tokyo, dit Kurt Sieber. J’ai beaucoup réfléchi à la situation du pays dans le monde, à l’économie, à la politique et à ce qu’il faudrait faire pour y maîtriser les problèmes sociaux.» Les vues exprimées dans cet article, en particulier sur le pays hôte et sa politique, sont exclusivement celles de la personne interviewée et ne correspondent pas obligatoirement à celles de swissinfo.ch. Voici quelques-unes des questions qui le préoccupent actuellement. L’économie peine à se réformer Pendant des années, l’économie japonaise n’a pas connu la ...
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Chant du cygne pour les cabines téléphoniques suisses (sam., 6 janv. 2018 10:00:00 GMT)
C'était des endroits où les couples se rencontraient secrètement, où les gens parlaient pendant des heures dans d'épais nuages de fumée de cigarette, où les sans-abri cherchaient refuge et où les enfants faisaient des farces. Mais cette ère est révolue. Dès cette année, Swisscom est libre de faire ce qu'elle veut de ses cabines téléphoniques et peut commencer à les retirer. En 1995, à son apogée, la Suisse comptait plus de 58'000 publiphones privés et publics. Mais depuis qu'il est apparu sur le marché, le téléphone mobile les a progressivement relégués au second plan. Aujourd'hui, 5900 publiphones sont encore en service. Au cours des prochaines années, ils profiteront d'une retraite bien méritée. Les nostalgiques peuvent encore acheter une cabine téléphonique pour environ 3000 francs. Les communes peuvent aussi les transformer en fonction de leurs besoins.
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Raconter au monde tout ce qu’on a fait pour la paix (ven., 5 janv. 2018 13:00:00 GMT)
Le 1er janvier 1942, 26 Etats signent un document labellisé pour la première fois «Nations unies». Avec cette Déclaration des Nations unies, les gouvernements se promettent de continuer ensemble la lutte contre les forces de l’Axe. Des documents de ce type, les archives de l’ONU en regorgent. Ils seront bientôt accessibles à tous via Internet. (RTS/swissinfo.ch) Les archives conservées à Genève, l’autre «capitale» de l’ONU avec New-York, témoignent des efforts déployés pour maintenir la paix par la diplomatie. Née après le choc de la Première Guerre mondiale, la Société des Nations a précédé les Nations unies dans cette tâche d’essayer de faire régner la paix dans le monde. Les 26 ans de son histoire occupent 15 millions de pages, conservées à Genève, où elle avait son siège. Ces documents seront bientôt accessibles sur Internet, en partie grâce à un groupe d’étudiants de l’Université de Genève. Ils sont actuellement occupés à déchiffrer et à indexer les documents, avec l’aide de ...
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L’image de la Suisse, une question de perspective (dim., 31 déc. 2017 10:00:00 GMT)
Sport, traditions ou manifestations, des images fortes ont composé l’année 2017. swissinfo.ch a choisi pour vous quelques-unes des photographies marquantes capturées en Suisse. Qui coupera la tête de l’oie? Chaque année, à Sursee, dans le canton de Lucerne, des jeunes essaient de sectionner le cou d’une oie morte pendue par la tête avec un sabre. Ils sont vêtus d’un manteau rouge, d’un bonnet et d’un masque de soleil doré qui leur masquent la vue. C’est la fête de la «Gansabhauet», qui a lieu chaque 11 novembre, lors de la Saint-Martin. Des images d’une Suisse qui préserve ses traditions.  Mais la Suisse, c’est aussi ces paysages hivernaux à couper le souffle, ces murs de neige qui surprennent encore parfois, malgré le réchauffement climatique. Ce sont les sports d’hiver encore chers à la plupart des Helvètes, avec le marathon de ski de fond de l’Engadine qui attire plusieurs milliers de sportifs.  Cette sélection de photos vous propose une perspective sur une Suisse, parfois ...
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La retraite tessinoise de la nièce de Charles-Ferdinand Ramuz (mer., 27 déc. 2017 10:00:00 GMT)
Elsa Hofer Ferrari, née Ramuz, est bien connue à Sala Capriasca, une petite localité située au-dessus de Lugano. Encore alerte à 86 ans, elle nourrit quotidiennement une dizaine de chats qui vivent en liberté. Veuve et sans enfants, la vieille dame vit seule dans sa grande maison entourée des souvenirs d'une existence passionnante. Rencontre. «Elsa est mon nom de baptême mais je ne l'ai jamais aimé et me suis toujours fait appeler Elsy», explique l'octogénaire qui nous reçoit chez elle par une radieuse après-midi de la mi-novembre. Même si les années ont marqué son visage d'un fin réseau de rides, son regard clair reflète bien son ancienne beauté. A Sala Capriasca, tout le monde la connaît et la tutoie. Mais personne dans ce petit village dont le centre historique est inscrit à l'Inventaire fédéral des sites à protéger et où, en 1892 est née la grande poétesse argentine Alfonsina Storni, ne sait qu'Elsy est la nièce du grand écrivain vaudois Charles-Ferdinand Ramuz (1878-1947).
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«Ma formule tient en trois mots: savoir bien accueillir» (mar., 26 déc. 2017 15:00:00 GMT)
Nommé en septembre dernier à la tête du Centre culturel suisse (CCS), à Paris, le Français Jean-Marc Diébold succède au tandem Jean-Paul Felley et Olivier Kaeser. En attendant son entrée en fonction le 1er octobre 2018, il peaufine ses projets et parle de sa «stratégie des focus artistiques». Sur les 110 dossiers suisses et étrangers, présentés à Pro Helvetia, fondation qui chapeaute et finance le CCS, c’est celui de Jean-Marc Diébold qui a été retenu. Et pour cause: «le nouveau directeur est la synthèse de toutes les expériences qu’il faut posséder pour occuper ce poste, expérience de programmateur et de gestionnaire. Il a en outre l’avantage de parler allemand», confie Sabina Schwarzenbach, responsable de la communication à Pro Helvetia. Jean-Marc Diébold a vécu plusieurs années en Suisse où il a fait ses études et dirigé des établissements culturels. Entretien avec un homme de terrain.     swissinfo.ch: A Berlin, vous dirigez aujourd’hui le Bureau du Théâtre et de la danse au ...
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Les chiffres de 2017 (mar., 26 déc. 2017 09:00:00 GMT)
​​​​​​​ Presque tous les articles publiés par swissinfo.ch au cours de l'année écoulée contiennent un pourcentage, un âge, un montant d'argent ou un autre chiffre. Voici un survol chronologique de quelques nombres mémorables. En 2018, swissinfo.ch introduira une rubrique "Le chiffre de la semaine" pour vous informer, vous surprendre et vous divertir. 17 janvier 5 000 Pour garantir la sécurité terrestre et aérienne de la réunion annuelle du Forum économique mondial (WEF) à Davos, le ministère de la Défense avait prévu de mobiliser jusqu' à 5 000 personnes, soit près du double du nombre de participants au Forum. 27 janvier 69 Selon les responsables de l'armée, 69 armes ont été déclarées perdues de façon permanente ou temporaire en 2016, la plupart d'entre elles ayant été volées ou "égarées". Entre 1969 et 2015, quelque 5 155 armes ont été perdue (il est rassurant de constater que 317 armes ont été récupérées par la suite). 28 février 87 Le gouvernement a admis que sa ...
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A chaque époque son Noël (dim., 24 déc. 2017 10:00:00 GMT)
Sapins de Noël, rues et magasins décorés de manière festive, bonnes odeurs qui embaument les cuisines, la période des fêtes de fin d’année créée toujours une atmosphère particulière. L’origine religieuse de la fête n’a pourtant plus autant d’importance que par le passé. Nous vous proposons de redécouvrir ces Noëls de la Suisse d'antan.  La fête de Noël telle que nous la connaissons aujourd’hui est un mélange de coutumes et de traditions, en partie chrétiennes et en partie d’origine germanique. Certaines coutumes, comme celle du sapin de Noël, se sont répandues dans les temps modernes.  Les traditions de Noël suisses sont les mêmes que dans la plupart des autres pays d’Europe centrale. Des messes ou des cultes ont lieu, des cadeaux s’échangent, on fait de la pâtisserie et on décore un sapin. La veille de Noël les familles se réunissent pour manger ensemble et assistent parfois à la messe de minuit. 
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Célébrer Noël avec les saveurs du monde (sam., 23 déc. 2017 09:00:00 GMT)
Imaginez un marché de Noël suisse où vous pourrez vous imprégner de l'esprit des Fêtes en sirotant du glogg norvégien et en grignotant des empanadas de bananes argentines - tout en regardant une danse folklorique portugaise. swissinfo. ch en a trouvé un: au cœur de la Suisse! Cette année, 26 pays étaient représentés au Venite Forum, une animation de trois jours qui s'est tenue à Lucerne. Le marché international de Noël a pour but d'accroître la connaissance du folklore et des traditions culinaires à travers le monde. De nombreux visiteurs se sont réfugié dans la chaude tente musicale, où des chanteurs et des groupes de musique du Tibet au Portugal se produisaient en costumes traditionnels. D'autres visiteurs se sont montrés plus intéressés par les étals vendant des produits typiques des pays participants et des aliments traditionnels tels que les boulettes tibétaines, le curry indien, la pâte aigre érythréenne et les sandwichs aux rennes finlandais. L'événement est financé par ...
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«Je ne suis pas un petit canard suisse terrorisé par des célébrités» (ven., 22 déc. 2017 12:00:00 GMT)
Depuis quatre ans, le comédien genevois Pierre Mifsud donne devant un public enthousiaste sa «Conférence de choses». Avec ce solo devenu phénomène, il a parcouru plusieurs fois la France et est allé jusqu’au Québec. Il joue ces jours à Paris. Portrait. Comique, profondément comique, voilà ce qu’est Pierre Mifsud. Vingt-cinq ans de théâtre ont forgé son image de comédien équilibriste qui se prend souvent les pieds dans le tapis mais finit toujours par se redresser, retrouvant, tel Charlot, sa joie de bateleur. Pierre Mifsud n’est pas une star, mais une vedette du rire, de ce rire à la suisse, qui ne fait pas de bruit, ne part pas en éclats, mais vous agite par petites secousses. Les one-man-show, Pierre Mifsud les connaît bien, pas les stand up qui cherchent à amuser la galerie, mais les spectacles qui donnent à réfléchir sur la condition humaine, sur l’ambition contrariée et la gloire futile. En 2000, il joue, à Genève, «Les arbres sous marins», un solo où il tente un dialogue ...
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Quand la nouvelle gauche s’enthousiasmait pour les minijupes (jeu., 21 déc. 2017 15:30:00 GMT)
1968 n’est pas sorti de nulle part: cette année est restée dans les mémoires comme le point culminant et le symbole d’une grande variété de bouleversements. Notre série «Avant 1968» présente différentes facettes des mutations intervenues en Suisse après 1945. L’émergence de la nouvelle gauche en fait partie. Durant l’été 1967 à Zurich, le patron du café de l’Odeon expulsa une jeune femme parce qu’elle portait une minijupe. Dans les jours suivants, des rassemblements bruyants exigèrent, banderoles à l’appui, qu’on accepte ces jupes. Des mini-manifestations de ce type avaient déjà eu lieu à Londres l’année précédente lorsque Dior avait voulu les retirer de son assortiment. La minijupe était devenue le symbole des mutations qui secouaient le monde des années 60. Et une ombre révolutionnaire touchait à nouveau l’Odeon, l’établissement où Lénine venait lire son journal au début du siècle. De la discussion à la révolution Cette question de mode fut également copieusement abordée lors ...
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Neutralité du net: le fossé se creuse entre les États-Unis et l'Europe (mer., 20 déc. 2017 16:29:00 GMT)
Quelles sont les conséquences pour la Suisse et l'Europe de la décision américaine d’abolir la neutralité du net? Selon un chercheur américain basé à Zurich, cela pourrait étouffer l'innovation en ligne. Mais trop de règles pour imposer cette neutralité peuvent avoir un effet similaire. La décision de Washington «crée un environnement favorable aux gros joueurs », estime Brian Trammell. La Federal Communications Commission des États-Unis a voté la semaine dernière une modification de la réglementation qui empêchait les fournisseurs de services Internet de faire payer aux fournisseurs de contenu un meilleur accès à leurs réseaux. Neutralité du net: principe selon lequel les fournisseurs d’accès à l’internet doivent permettre l'accès à tous les contenus et applications, quelle que soit leur source, sans favoriser ou bloquer certains produits ou sites Web. Etant donné qu'Internet aux Etats-Unis n'est plus tenu d'être "neutre", Brian Trammell prévoit que les grandes entreprises ...
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La consommation oui, mais pas seulement (mer., 20 déc. 2017 15:00:00 GMT)
1968 n’est pas sorti de nulle part. En fait, cette année est restée dans les mémoires comme le symbole d’une grande variété de bouleversements. Notre série «avant 1968» met en lumière les changements intervenus en Suisse après 1945. A la fin des années 1960, l’économie a commencé à voir les femmes et les jeunes comme des consommateurs. Mais dès le départ, le désir a été un ingrédient de la révolte. En 1967, des adolescents saccagent le Hallenstadion de Zurich lors d'un concert des Rolling Stones. Un an plus tard, des tracts au slogan révolutionnaire de «I can’t get no satisfaction» - qui fustigent le style de vie «soirée tranquille, télévision, pantoufles et bouteille de bière» - circulent lors d’échauffourées entre des jeunes et la police. L’hymne des Rolling Stones s’adaptait alors aux manifestations de rue comme aux discussions sur les problèmes d’orgasme, mais aussi aux après-midi shopping dans le centre-ville de Zurich. L'une des idées reçues les plus populaires sur «1968» ...
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De la ferme à la table (mer., 20 déc. 2017 12:00:00 GMT)
A Noël ou Nouvel An dans de nombreux pays européens, la tradition est de manger de la dinde. swissinfo.ch a visité une ferme dans le canton de Lucerne, où les animaux vivent en plein air et sont abattus de manière artisanale.   Au-dessus du lac des Quatre-Cantons, au pied du Rigi, se trouve la commune lucernoise de Greppen. C’est ici que vit la famille Muheim : Christian, Luzia et ses trois enfants. La ferme abrite douze vaches laitières, trois chèvres, un chat et environ 200 dindes.  Christian a repris la gestion de l’exploitation familiale en 2005. Même si ses parents sont officiellement à la retraite, ils sont encore très actifs. Agnès s’occupe des abeilles et de l’abattage des dindes, pendant que Josep s’occupe des chèvres et écrit des livres.  Les dindes arrivent à la ferme six mois après leur naissance. Chaque année, elles sont environ 400 à être engraissées et abattues: les femelles après 100 jours, les mâles après 130. Parmi les clients de la famille Muheim se trouve la ...
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Quand on cassait les chaises (mar., 19 déc. 2017 09:40:00 GMT)
1968 n’est pas sorti de nulle part. Cette année est restée dans les mémoires comme le symbole d’une grande variété de bouleversements. Notre série «avant 1968» met en lumière les changements intervenus en Suisse après 1945. Dans les années 60, on observe une «surtension électrique du système nerveux» chez la jeunesse. Qui va s’exprimer debout – ou parfois assis. La musique est un facteur central de la révolte: de manière miraculeuse, elle fait pousser les cheveux, donne aux vêtements un air débraillé et pulvérise les bonnes manières. Dans les chroniques des années 60, les contemporains parlent de la musique comme du virus ultime. Ils se souviennent du moment de l’infection, de la phase d’incubation et du déclenchement de la maladie. Pourtant, à lire les comptes-rendus des journaux sur les concerts pop et rock des années 60, on a l’impression que ce n’est pas du tout la musique qui est au centre, mais les mouvements et le bruit des fans. Ainsi, la grande vague pop qui déferle de ...
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